Les histoires de l'âme

Après une promenade dans LA VILLE ROSE, je suis devenu GOURMAND

Je suis venu par le train Montpellier-Toulouse qui a pris trois heures de retard et j’ai ensuite passé mon premier jour à Toulouse à la recherche d’un restaurant quelconque.

À midi, j’ai eu l’impression que les Toulousains avaient pris toutes les places dans les restaurants de cette ville étudiante. J’ai quand même réussi à prendre du magret de canard. Ce n’est qu’après que j’ai appris que les restaurants sont pleins seulement le samedi.

La région Occitanie est la première région française en surfaces agricoles en bio et en conversion (319.020 hectares) ainsi qu’en nombre d’exploitations (6.495).

Cette information a marqué le début de notre visite de la ville avec Sara, notre guide qui nous a montré les violettes de Toulouse plantées devant l’Office de tourisme.

Une plante qui est également célèbre est le pastel, avec les plantations allant de Toulouse à Carcassonne. Lisez mon texte sur les violettes ICI.

Après les villes ensoleillées de Perpignan, Sète et Montpellier, je me suis dit que ce serait trop de passer cinq jours dans cette région sans plages, connue pour le vent. Heureusement, avec chaque jour qui passait, mon avis changeait.

Les bâtiments et les maisons du centre-ville sont tous en brique, et il faut du temps pour s’y habituer et cesser de tourner en rond.

Dans les vitrines d’une pâtisserie, nous avons découvert le fénétra, un gâteau rare occitan à base d’amandes et de citron confit.

Aujourd’hui, il n’y a que quelques pâtissiers qui le font encore. Tout comme le vin, ce sont les Romains qui l’ont introduit dans la région.

Nous sommes venus au marché Victor Hugo, qui porte le nom du grand auteur depuis 1886. Le parking a été construit en 1959. Les curieux touristes que nous sommes, nous avons appris qu’un maire l’a même utilisé comme héliport.

Les arômes des fromages embaumaient. Des touristes français ont posé un grand nombre de questions, alors que moi, j’ai décidé de consacrer mon temps à la dégustation des fromages tels que le laguiole, le rocamadour et le roquefort. La photo de la dégustation que j’ai publiée sur Instagram a batu les records et est devenue la photo la plus populaire chez mes followers!

Les meilleurs vignobles de la région se trouvent à Fronton et Gaillac. Autrefois, on produisait des quantités plus importantes, aujourd’hui l’accent est sur la qualité et non pas la quantité. Ce n’est pas évident d’être situé entre Bordeaux et Languedoc. Tout de même, le meilleur bar à vins est à Toulouse.

Au marché de Carmes, nous avons goûté le foie gras. On dit que les Parisiens ont reçu cette spécialité de l’Occitanie par train. C’est intéressant de noter que les Égyptiens le préparaient avant les Français. Trois villes prétendent avoir le meilleur foie gras : Toulouse, Carcassonne et Castelnaudary.

La dame au stand m’a expliqué que le foie gras ne devrait pas avoir trop de matières grasses.

Le cassoulet est une autre spécialité du terroir.

Il m’a fait penser à un plat serbe à base des haricots (prebranac), surtout parce que les deux sont préparés dans un récipient en terre cuite. Le cassoulet contient aussi du porc, de l’agneau, du canard ou des saucisses.

Au stand de Jean-Jacques Granel, nous avons goûté du porc gascon.

J’étais logé dans une maison magnifique.

Véronica, mon hôte, m’avait annoncé que j’allais avoir une machine à écrire dans ma chambre afin de pouvoir écrire les Histoires de l’âme.

J’ai expliqué la politique yougoslave, qui est d’ailleurs très compliqué, à Véronica et son mari, alors qu’ils m’ont parlé de la politique portugaise.

Théo, prof de maths, m’a invité à sortir avec ses collègues. Je ne regarde jamais les matchs de foot à Belgrade, mais j’ai fait une exception en France pour regarder PSG-Bayern avec eux.

Alexandre, un ami que j’avais accueilli à Belgrade en 2014, est venu de Brive-la-Gaillarde juste pour me voir.

Nous avons mangé de l’aligot au marché de Noël.

Bien que j’aie bu du café gourmand à Bordeaux, j’avais oublié qu’il s’agit d’un expresso accompagné d’un dessert.

C’est pourquoi au restaurant, quand je l’ai commandé avant le plat principal, on m’a demandé plusieurs fois si j’étais sûr de mon choix. Expérience est mère de science.

Le premier week-end du mois, l’entrée dans la plupart des musées est gratuite.

J’en ai profité pour visiter le musée des Abattoirs, où j’ai découvert une installation monténégrine créée à partir d’une boite à sardines.

Quelques amis m’ont conseillé de longer le Canal du Midi à vélo et aller jusqu’à Sète. J’adore cette ville!

J’ai pris des photos de chaque partie de la basilique de Saint-Sernin, la plus grande église romaine en Europe préservée de nos jours.

Ce n’est pas étonnant vu que Saint-Sernin se voit de chaque coin de la ville.

On m’a expliqué que le parapluie près de l’autel indique qu’il s’agit d’une cathédrale.

Toulouse, ou la ville rose, attire les touristes pour de nombreuses raisons.

Quant à moi, les cinq jours que j’y ai passés ont suffi pour mon premier séjour en Occitanie.

Texte et photographies: Nenad Blagojević www.leshistoiresdelame.com (diffusion autorisée à condition de partager le lien vers le site www.leshistoiresdelame.com )

Traduit du serbe par Jovana Milovanović

 

les articles similaires

Est-ce que vous aimez cet article?

Votre e-mail ne sera pas publiée