Les histoires de l'âme

Dans ce restaurant, créé par DES MOINES, tout est à PRIX LIBRE

En face de l’église du monastère Tumane, sur la rive gauche de la rivière Tumanska, à 10 kilomètres de Golubac, se trouve un restaurant. Il est situé dans un ancien moulin qui a été refait après la Seconde Guerre mondiale pour pouvoir produire de l’électricité grâce au ruisseau qui faisait tourner la roue du moulin.

Puisque l’hospitalité est l’un des principes fondamentaux chez tous les peuples orthodoxes, notamment chez les moines dans les monastères serbes, les frères du monastère Tumane ont souhaité que les visiteurs y trouvent de la joie et du réconfort sans se soucier des prix et de l’argent. Voilà pourquoi il n’y a pas de prix dans le restaurant ; quand on veut boire ou manger quelque chose, on laisse un don qui sera utilisé pour la rénovation du monastère.

Tous les plats sont en accord avec les règles de l’église : dans la période du jeûne on ne sert pas de viande ni de produits laitiers. Ce qui figure toujours sur le menu sont un plat traditionnel, de la truite du vivier du monastère, le plat du jour préparé pour les moines, et des desserts simples tels que la pita (un feuilleté sucré) et les gâteaux préparés selon les recettes anciennes des moines.

Vous y trouverez également des produits préparés dans le monastère : du vin et de la rakija, du fromage authentique et du kajmak, des jus faits maison et d’autres produits que les moines font eux-mêmes. Le monastère emploie deux chefs dans la cuisine.

L’higoumène du monastère, frère Dimitrije, me raconte que le moulin était ruiné parce que c’est un bâtiment très ancien qui n’était pas utilisé depuis un certain temps. Avec le retour des moines au monastère Tumane, en automne de 2014, sa rénovation a commencé.

« L’intérieur du moulin était dans un très mauvais état, et le toit était sur le point de s’effondrer. Après avoir estimé la situation, avec l’accord de l’évêque de Branicevo M. Ignjatije, les moines ont démarré les travaux. », explique Dimitrije.

Le nombre de visiteurs augmentait, ce qui a inspiré la construction du restaurant, qui s’inscrit dans la tradition ancienne de l’hospitalité dans les monastères. Le même concept existe déjà dans les monastères Studenica, Mileševa et Draganac (au Kosovo-et-Métochie).

Ce sont les amis du monastère qui travaillent dans le restaurant, incités par l’envie de rendre utile le temps passé dans cet endroit sacré. Les horaires du restaurant correspondent aux horaires du monastère (de 7 à 20 heures). Suite aux demandes des croyants qui souhaitent se marier ou être baptisé dans le monastère, il est possible d’organiser un repas dans le restaurant, sous condition de respecter les règles de la vie religieuse et de ne pas déranger le calme de ce lieu sacré.

« Il s’agit d’un édifice médièvale sacré qui contient des reliques de deux saints et une icône miraculeuse de la Mère de Dieu. On y trouve aussi un vivier et un petit zoo (avec des émeus d’Australie, des autruches, des poneys, des lamas, des ânes, des chèvres naines, des tortues, des lapins, un blaireau domestique, des mouflons, des moutons à tête noire, des oies, des canards, des cygnes). L’endroit le plus important est l’ermitage de Saint Zosim, site protégé en tant qu’héritage culturel et naturel, situé à quelques centaines de mètres du monastère, au cœur d’une forêt de hêtres. Suite à de nombreuses guérisons miraculeuses qui ont eu lieu dans ce monastère grâce aux prières à Saint Zosim, le monastère est connu comme l’Ostrog* de Đerdap. », précise l’higoumène en invitant mes lecteurs à visiter ce monastère.

  • Ostrog est un monastère orthodoxe serbe connu pour les guérisons miraculeuses attribuées au patron du monastère, Saint Basile d’Ostrog

Texte et photographies: Nenad Blagojević www.leshistoiresdelame.com (diffusion autorisée à condition de partager le lien vers le site www.leshistoiresdelame.com )

Traduit du serbe par Jovana Milovanović

 

 

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