Les histoires de l'âme

De nouveau en TUNISIE, après 7 ans: Le pays où il y a une PORTE BLEUE pour chacun

Visiter un pays où on se sent accepté est un sentiment incroyable. On a remarqué les traces des relations proches de la Yougoslavie et de la Tunisie au marché local où des marchands tunisiens ont essayé de nous inviter à venir dans leurs magasins avec quelques mots serbes. Ils nous ont même proposé une réduction supplémentaire parce qu’on vient d’un pays qui n’est pas capitaliste.

À chaque pas, ils étaient très aimables envers nous, déjà dans l’avion de Tunisair de Belgrade à Tunis (vol qui dure 1h40), ensuite à l’hôtel, et surtout chez notre hôte viennois, M. Sofian Taïeb, employé du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat.

Les rédacteurs en chef de quatre rédactions serbes ont été invités à ce voyage. C’était mon deuxième séjour en Tunisie, le premier étant en 2010.

Suite à la révolution qui a fait baisser le nombre de visiteurs et notamment à l’attaque terroriste à Sousse en 2015, ceux en quête des plages magnifiques ont évité la Tunisie, mais depuis l’année dernière, l’un des plus beaux pays de Maghreb est de nouveau en vogue.

Des choses ont changé : il n’y a plus de photos de l’ancien président partout, elles ont cédé leur place au drapeau tunisien et la taxe de sortie a été supprimée. Le changement le plus visible est le niveau de sécurité. Qu’est-ce que ça veut dire ?

À l’entrée de tout hôtel ou musée, il y a un détecteur de métaux, tous les sacs et les valises doivent passer le contrôle. Au portail, un agent de sécurité est censé vérifier chaque voiture de tous les côtés avec un appareil spécial. Dans tous les hôtels, des gens de sécurité sont vigilants et protègent les clients.

Parmi les langues étrangères, le plus souvent, on a pu entendre le français (on estime que 80 touristes sur 100 parlent français), ensuite le russe et enfin l’allemand.

À son Zénith, en 2009/2010, ce pays accueillait environ 8,5 millions de touristes, alors qu’en 2015 on parlait de moitié de ce nombre. L’année dernière, la Tunisie en a accueilli environ 6 millions et on s’attend à de nombreux touristes en 2017 aussi.

Chaque ville a son quartier commerçant, avec de petites rues pavées entrelacées, remplies de stands, et une vieille ville appelée la médine.

Là, on peut trouver des tenues de mariage tunisiennes en couleurs vives, des souvenirs de voyage, des bibelots qu’on achète sans en avoir besoin, des épices, des délices de Tunisie, des vêtements…

La housse de tabouret en cuir, que les marchands ont testée avec un briquet devant nos yeux, est à 100 euros, mais on a négocié le prix et l’a achetée pour 50.

La lampe merveilleuse d’Aladin coûte 65 dinars, j’ai payé 15.

La négociation va durer aussi longtemps que votre séjour en Tunisie ; les autochtones m’ont conseillé de toujours demander un prix réduit de moitié.

L’entrée à l’un des magasins de céramique les plus connus, appartenant à la famille Kerkini à Neboul, ressemblait à un conte de fées. Cette ville est connue pour la céramique, héritage des Phéniciens, Carthaginois, Romains, Berbères, Andaloux et Djerbiens.

On y a retrouvé une rhapsodie des couleurs : des assiettes en céramique multicolore, des carreaux tunisiens célèbres, des théières, des tasses à thé et à café et, bien sûr, des statues de chameaux en plusieurs tailles.

À la caisse, j’ai appris que la famille Kerkini produit la céramique depuis 26 ans et qu’avant la révolution, ils embauchaient 80 artistes, alors qu’aujourd’hui, il n’y en a que 35.

En ce qui concerne les boissons alcoolisées, en Tunisie, il faut goûter la boukha, eau-de-vie à la base de figue, similaire à la rakija serbe mais à 36% d’alcool. J’ai choisi du vin blanc et rosé, ce qui, dans un hôtel 4 étoiles, coûte environ 10 euros la bouteille.

Vu qu’on était en Tunisie pendant le ramadan, le dîner commençait avec du lait et du jus de blé et en entrée, on prenait de la brik, un plat craquant aux feuilles de brik et aux œufs. Même si le nom fait penser au bourek serbe, ce n’est pas la même chose. Il y avait toujours de la harissa, un mélange des piments rouges et de l’ail.

Parmi les cinq forteresses en Tunisie (à Sousse, Hammamet, Monastir, Djerba, Mahdia), on a visité celle d’Hammamet, construite en 893. L’entrée fait 7 dinars.

À Carthage, on était accueilli par M. Masmoudi, professeur d’histoire et guide touristique depuis 37 ans. Cet homme magnifique possède beaucoup d’énergie et d’enthousiasme. Il parle arabe, mais aussi français, anglais, allemand et espagnol et il apprend le japonais et le russe ! Il nous a présenté notre itinéraire du jour et nous a montré les vestiges du théâtre, de la salle de musique, de l’arène pour les gladiateurs et les lions, des baignoires très connues. On a appris qu’il existe quatre villes de Carthage : une phénicienne, une romaine, une chrétienne et une française.

L’Ambassade de Serbie est située près de l’entrée au musée.

On ne savait même pas qu’il y a neuf parcours de golf dans ce pays. On a visité le Club de golf Citrus pour voir une approche différente au tourisme en Afrique du Nord.

La célèbre Rue de Yougoslavie existait autrefois dans la capitale, mais comme vous pouvez voir sur la photo, son nom a été changé. La plaque est le témoin de l’ancien nom.

On a déjeuné au pied de la colline, dans la ville qui porte le nom d’Abou Saïd, enterré là au 13e siècle. Le menu du jour proposait de la salade, de la soupe de poisson, de l’agneau servi dans une bouteille et du poisson de mer frais. Pour le dessert, il y avait du fruit et du pudding tunisien.

À Sidi Bou Saïd, c’était un plaisir d’observer le bleu et le blanc : sur les murs, dans des restaurants, et surtout sur les portes qui sont l’attraction principale de cette petite ville bohème et artistique. « Ce sont les couleurs de la Méditerranée, il n’y a pas de symbolique particulière » notre guide nous a expliqué.

Suivant la légende qui affirme que « chacun devrait trouver sa porte ici et, une fois revenu en Tunisie, la retrouver », on s’est mis à les chercher. J’adore la couleur bleue, donc le choix était facile. J’ai trouvé ma porte, j’espère que vous aussi, vous allez venir ici et faire un vœu parce que la Tunisie est une destination faite pour les beaux moments, un endroit où le Soleil, la mer et le désert se rejoignent.

Texte et photographies: Nenad Blagojević www.leshistoiresdelame.com (diffusion autorisée à condition de partager le lien vers le site www.leshistoiresdelame.com )

Traduit du serbe par Jovana Milovanović

 

 

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