Les histoires de l'âme

Des artistes ont transformé un village en une œuvre de STREET ART et c’est désormais l’endroit le plus vivant de Djerba

Après plusieurs heures de voyage, nous avons vu la mer. Ensuite, nous avons traversé le pont de 7km reliant la Tunisie et l’île de Djerba.

Cette île de 514 km2 et 170000 habitants est la plus grande île de l’Afrique du Nord. La Malte n’est pas loin, c’est pourquoi il y a des catholiques, mais aussi des Juifs qui gardent leur tradition ancienne.

Grâce à de nombreuses plages de sable fin « doré », Djerba a été nomé « l’île des sables d’or ». Elle se trouve à 600km, c’est-à-dire 45 minutes en avion, de Tunis, la capitale du pays.

Vu du haut, l’île avec ses trois péninsules ressemble à une molaire à trois racines.

Il n’y a aucune montagne à Djerba, qui est à l’altitude de 20m. Grâce au climat méditerranéen, l’automne et l’hiver sont très doux.

À l’hôtel Aldiana Djerba Atlantide, nous avons été accueillis par des jeunes Allemandes qui nous ont offert du jus de fruits.

Les employés de l’hôtel ne parlaient que l’anglais et l’allemand, et dans les boîtes de nuit, on écoutait du pop allemand. Ce n’est pas étonnant, la majorité des touristes sont allemands.

Le soleil, la mer et l’art sont des ressources principales de Djerba. On y ajoute encore des objets artisanaux de laine, d’argile, d’argent et d’or.

Notre groupe de journalistes serbes et slovènes a visité l’atelier célèbre de Dar Jilani.

Là, on fabrique des objets à partir des matériaux recyclés, de l’os, des bouchons, etc.

M. Zerria a fait des peintures sur verre pour nos collègues, mais avant, il leur a posé quelques questions sur le désert, les couleurs préférées, leur famille.

Il nous a montré le jardin où, près de la piscine, on organise des soirées, et il a annoncé l’ouverture d’une auberge en 2018.

Dans la maison, il y a une bibliothèque, un restaurant et une galerie.

Tout près de la port à Houmt Souk, la plus grande ville de Djerba, se trouve une forteresse magnifique bâtie par Atatürk en 1289 sur les vestiges d’une fortification romaine. Elle a été refaite en 15e siècle.

Dans le restaurant chic Haroun, ouvert sur un ancien bateau, nous avons goûté du poisson et du vin tunisien.

L’attraction la plus grande et la plus récente de l’île est Djerbahood.

Ce projet a été envisagé par Mehdi Ben Cheikh, galeriste français d’origine tunisienne, directeur de la Galerie Itinérante parisienne et organisateur de plusieurs projets comme Tour Paris 13 et Street Art 13.

Pour la réalisation de son projet, il a choisi le village traditionnel d’Érriadh, qui a accueilli en 2014 plus de 150 artistes de 30 pays. Ils ont créé plus de 250 œuvres et dépensé 4500 sprays.

Au départ, il y a avait de la réticence, mais M. Mehdi a réussi à convaincre les habitants du village à « offrir » leurs murs aux artistes en leur expliquant que ce serait un évènement historique pour Djerba.

Ce petit village est devenue un vrai centre artistique qui accueille des cultures diverses.

Bien qu’un certain nombre d’œuvres soient abîmées, Djerbahood attire de nombreux amateurs de street art chaque année.

En nous baladant, nous avons pris des photos de street art rempli de couleurs. La Russie, le Pérou, la Palestine, la Suisse, le Mexique, le Brésil, la Libye, le Maroc, l’Égypte, la Pologne, les États-Unis, l’Irak, l’Australie, la Belgique, le Chili, le Portugal, l’Argentine, le Kenya, Porto Rico, l’Italie, la Colombie, l’Espagne, la Réunion, le Japon, le Liban, la République dominicaine, la Tunisie, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, la République d’Afrique du Sud. Une œuvre, un style personnel, une culture, une impression artistique.

En effet, cette expérience est un vrai musée de street art. Selon un journaliste tunisien de magazine Le Temps, il s’agit d’une aventure singulière dans l’art contemporain.

C’est un mouvement qui instaure l’énergie positive dans ce pays en voie de développement.

Également, c’est une aventure qui fait un pont entre les artistes et les autochtones, ce que nous avons pu remarquer lors de nos échanges avec quelques jeunes qui voulaient nous rencontrer.

Texte et photographies: Nenad Blagojević www.leshistoiresdelame.com (diffusion autorisée à condition de partager le lien vers le site www.leshistoiresdelame.com )

Traduit du serbe par Jovana Milovanović

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