Les histoires de l'âme

J’ai entendu parler de la ville qui a 300 JOURS DE SOLEIL par an, donc j’y ai passé mes vacances d’hiver

J’ai eu de la chance car avant l’atterrissage à Carcassonne j’ai trouvé un BlaBlaCar avec un Belge qui voyageait dans le même avion que moi.

Une femme qui travaille aux Fleurs de Bach nous a rejoint et nous n’avons pas arrêté de parler jusqu’à Perpignan.

J’ai passé la nuit dans un hôtel situé à dix minutes à pied du centre-ville. Plusieurs personnes m’ont dit que c’était un quartier pauvre mais sûr.

Le propriétaire du logement, Carl, originaire d’Australie, m’a accueilli agréablement. L’appartement avec une cuisine ne me coûtait que 30 euros par jour! Avec une réduction de prix.

J’ai senti l’atmosphère catalane dès mon arrivée, dont la façon si légère de vivre si caractéristique du sud de la France, que j’avais déjà connu à Marseille.

Quand je dis Catalogne, je ne pense pas au référendum catalan mais au territoire dont Perpignan faisait partie et qui porte ici une connotation culturelle et historique.

Les drapeaux de la Catalogne flottent sur les façades (le rouge représente le sang et le jaune l’or).

Les odeurs des plats catalans sont répandus depuis les restaurants et dans la rue on y parlait le catalan et le français.

Avec le vin et les tapas, l’âne est aussi un des symboles de cette région. Je l’ai pris en photo.

Perpignan a environ 120.000 habitants. C’est une ville avec un fort taux de chômage et le tourisme est une branche économique très importante.

En avion, j’étais assis à côté d’une femme qui organise les visites des vignobles et des dégustations de mets et vins. En discutant avec elle, j’ai compris que cette région est riche en vignobles.

La rivière Basse sépare la partie médiévale de la partie moderne de la ville, où prédomine l’architecture du 20ème siècle, avec des bâtiments de style art déco et art nouveau.

Castillet, la construction qui date du 14ème siècle, se trouve au centre-ville. L’ancienne prison a été transformée au Musée Catalan des Arts et Traditions Populaires.

J’ai visité le Marché de Noël et j’ai apprécié les couleurs tout en savourant du vin chaud.

Audrey, la très aimable hôte d’accueil de L’Office de Tourisme de Perpignan, a organisé un tour pour moi et m’a fait découvrir beaucoup de choses curieuses.

Le dernier jour de Novembre la température était de 13 degrés.

Nous sommes montés au sommet d’un bâtiment de là il est possible de voir toute la ville.

J’ai observé le mont Canigou dont le sommet s’éleve à 2.785m d’altitude (le nom de ce pic signifie la dent du chien en catalan). Ayant été marchands et marins, les Catalans voyageaient souvent et ce pic était la première chose qu’ils voyaient en retournant en Catalogne.

Un des symboles est aussi le vent tramontane, le chasseur des nuages.

« Cette ville a quelque chose de magique », pensais-je. Elle est entourée des montagnes d’un côté et de la mer de l’autre.

En 13ème siècle, le roi Jacques le 1er d’Aragon a divisé Aragon en deux parties. Un de ses fils a obtenu la Majorque ce qui provoqua la guerre.

Je suis parti au Palais des Rois de Majorque, un palais- forteresse gothique, construit selon l’idée de Jaques II de Majorque.

Les rues de Perpignan gardent l’esprit médiéval et vous racontent leurs histoires.

Nous sommes allés à Quinta, un magasin connu. Il y a vingt ans que les membres de la famille Quinta font du tissage dans l’usine qui date de 1897.

Un mètre carré de tissu coûte 40 euros et le tissu le plus connu s’appelle Perpignan.

Quelques minutes plus tard, nous avons rencontré la propriétaire de l’usine dans la rue !

Nous avons vu une grande poupée habillée comme la reine.

Ces poupées s’appellent « gegants » et il faut deux personnes pour en porter une.

Nous sommes arrivés à l’Hôtel de Ville, la reine et le roi étaient côte à côte.

J’ai pris une photo.

Les gegants passeront par les rues de Perpignan le 24 juin, le jour de la Saint-Jean dont la nuit est la plus courte de l’année.

Vous pourrez y voir partout des sculptures d’Artistide Maillol, un artiste d’origine franco- catalane. Il faisait des statues de femmes nues; il est aussi connu pour ses statues dans le Jardin des Tuileries à Paris.

Nous sommes entrés dans la Salle des mariages.

J’ai vu une peinture qui montrait des gens danser et Audrey m’a expliqué qu’il s’agissait de la danse catalane appelée « la sardana ». La formation de danse m’a rappelé un kolo serbe, mais le rythme de la sardana est plus lent.

L’odeur se répandait de partout. Il est midi : un stand de nourriture vend des escargots à l’ail. La spécialité locale est « la cargolade » – des escargots grillés.

Dans une vitrine de magasin, il y avait une bouteille « porró », qu’on utilise pour « la rigolade », une manière traditionnelle de boire le vin.

Il y a aussi le béret catalan traditionnel – « barretina » et des bottines – « vigatanes ».

Je n’oublie pas les sucreries et j’ai gouté « le turrón », un dessert espagnol à base de miel, de sucre, de blanc d’œuf avec des amandes, en entier ou cassés.

La propriétaire du magasin m’a décrit tous les gouts en détail.

Mon ami Stéphane m’a conseillé d’aller manger au restaurant L’Assiette Catalane.

Il y avait beaucoup de monde; les locaux y mangent; j’aime bien. J’ai commandé le menu du midi: une salade d’artichaut, du poisson et de la crème catalane. Le verre de vin était inclu.

J’ai fini la journée en visitant le musée d’Hyacinthe Rigauda, le fameux peintre né en 1659 à Perpignan. Il aimait faire des portraits et admirait le travail de Rembrandt.

Picasso aimait aussi y passer ses vacances. J’y ai pris le plaisir de ses œuvres et puis j’ai bu un café avec Audrey. On s’est installé sur la Place de la République pour profiter du soleil. À Perpignan il y  a plus de 300 jours de soleil par an.

Je suis parti pour Sète, un peu déçu de ne pas pouvoir rester plus longtemps, en étant assuré que je reviendrai un jour à Perpignan.

Texte et photographies: Nenad Blagojević www.leshistoiresdelame.com (diffusion autorisée à condition de partager le lien vers le site www.leshistoiresdelame.com )

Traduit du serbe par Milana Vojnović

Rédigé par Arthur Contamin

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