Les histoires de l'âme

L’accueil à BORDEAUX avec DES CANELÉS

« Quel choix de destination ! » une de mes amies m’a écrit quand elle a appris de mon voyage à Bordeaux et Nantes. Je suis également venu à Brive-la-Gaillarde rendre visite à mon ami Alexandre, que j’avais accueilli à Belgrade trois ans auparavant. Je voulais découvrir comment on vit dans les petites villes en France, tout en améliorant mon français. Voilà pourquoi j’ai trouvé un logement sur www.couchsurfing.com.

J’ai pris un low-cost pour Bâle, j’ai passé la nuit chez un docteur syrien, pour ensuite continuer vers Bordeaux à l’aube. J’ai trouvé les billets à 30 euros trois mois avant le voyage.

J’ai publié un message disant que j’allais passer 9 jours en France et j’ai reçu sept offres de logement gratuit. Quelle surprise ! Et on dit que les Français sont froids et réservés…

À Bordeaux, j’étais logé chez Lionel, qui avait travaillé en Croatie et parle un peu de croate, et chez Stéph, propriétaire d’une boulangerie, qui m’offrait des viennoiseries et du chocolat chaque jour. J’ai été également invité par un couple dans leur petite maison au bord de l’océan, mais je leur rendrai visite la prochaine fois.

Ceca, une amie de Belgrade que je n’avais pas vu depuis dix ans, est venue me chercher à l’aéroport. Son mari est portugais et ils ont deux filles.

Puisqu’on fête notre anniversaire en mars tous les deux, on s’est offert des cadeaux : j’ai reçu des canelés, et elle a reçu des bananes au chocolat (il ne s’agit pas de vraies bananes, mais d’un produit de confiserie, très populaire en Serbie, qui ressemble à une petite banane couverte de chocolat) et du chocolat serbe Najlepše želje.

Elle connaît Bordeaux comme le fond de sa poche, elle m’a même montré l’épicerie turque où on peut acheter des confiseries de l’ex-Yougoslavie!

On s’est promené au centre-ville et on a vu l’endroit phare de la ville, symbole de Bordeaux, le Monument aux Girondins.

Il se trouve près du fleuve, sur la Place des Quinconces, la place la plus vaste d’Europe avec la superficie de 12 hectares. La place est composée d’une esplanade encadrée de deux côtés de plantations d’arbres. Ce sont les pommes d’amour qui ont attiré mon attention.

Le centre-ville est rempli de magasins et bâtiments du classicisme ou néo-classicisme dont la plupart est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Faites attention quand vous prenez des photos, les tramways sans fil ne font presque aucun bruit lorsqu’ils traversent la place.

On est allé jusqu’aux Allées de Tourny, rue qui date de 1747 et comprend aujourd’hui des restaurants chics, des boutiques de luxe, des cafés avec terrasses.

J’ai compris que le footballeur Zlatan Ibrahimović est très connu en France.

À cause de la proximité de l’océan, il pleut tous les trois jours, et en été, il y a souvent des orages. J’ai pris un café avec Lionel près de la plage à Lacanau. Il m’a expliqué que les courants peuvent arriver très vite et entourer les nageurs, surtout les enfants, de sorte qu’ils ne peuvent plus joindre la plage. C’est pourquoi il y a toujours des sauveteurs.

Il y a beaucoup d’attraction touristiques à Bordeaux : la basilique gothique de Saint-Michel (16e siècle), la Place de la Bourse (18e siècle) et le bâtiment magnifique de la Chambre de Commerce. Devant la Chambre de Commerce se trouve le Miroir d’eau, la plus grande fontaine de ce type du monde entier (3450 m2).

Au 18e siècle, Bordeaux était le plus grand port négrier, ce que j’ai appris au Musée d’Aquitaine. Après les évènements de 1948 et l’abolition de l’esclavage, cette ville était mise à côté et ne profitait pas d’investissements.

Depuis 1996, le projet urbain d’Alain Juppé est en vigeur, ce qui a déclenché les grands travaux de restauration des façades encrassées par la pollution. Ce sont les murs encrassés qui ont inspiré le nom « la Belle endormie ».

La Grosse cloche date du 13e siècle, ce qui en fait l’un des plus anciens beffrois en France. Si on va jusqu’aux quais de la Garonne, on peut découvrir la Cité du vin. Les Bordelais disent que Sidney a son Opéra, Bilbao a le Musée Guggenheim et Bordeau a la Cité du vin. Près du bâtiment contemporain se trouve un pont levant.

J’ai goûté du vin avec Stéph dans un bar du quartier.

J’ai rencontré ses voisins, j’avais l’impression de faire partie d’une série française.

Ils ont raconté des blagues, posé des questions sur la Yougoslavie, pris un verre pour finir par rentrer chez leurs femmes.

À la maison, Stéph a préparé un plat régionnal : le confit de canard, avec du vin bien sûr. Le lendemain, je suis venu dans sa boulangerie dire au revoir.

Là, il m’a offert une boîte de croissants suffisants pour les cinq heures en train de Bordeaux à Nantes, l’ancienne capitale bretonne.

Texte et photographies: Nenad Blagojević www.leshistoiresdelame.com (diffusion autorisée à condition de partager le lien vers le site www.leshistoiresdelame.com )

Traduit du serbe par Jovana Milovanović

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