Les histoires de l'âme

LES TRIGANO à Belgrade: Interview avec la célèbre famille française en exclusivité pour les Histoires de l’âme

Les décorateurs peaufinent l’ambiance. Une fille place des poteries de fabrication serbe sur les étagères. Les femmes de chambre ont préparé 125 chambres, et les chefs de cuisine ont été sélectionnés, l’un est Serbe et l’autre Français.

Les premiers hôtes qui ont eu l’occasion de découvrir Mama Shelter sont les amis et les associés de la famille Trigano, propriétaires de la chaîne d’hôtels Mama Shelter. Parmi les invités qui ont visité l’hôtel avant l’ouverture officielle, il y a des journalistes parisiens renommés, des directeurs de plusieurs agences de voyage, des experts de tourisme et marketing.

En tant que guide touristique, j’ai eu l’honneur de prendre en charge le groupe de journalistes invité par l’Organisation du tourisme de Serbie, mais aussi de rencontrer les Trigano et de parler du nouveau concept dans la capitale serbe.

Le président du groupe, M. Serge Trigano, est un hôtelier connu pour son Club Méditerranée et Mama Shelter. Ses fils Jérémie et Benjamin en sont les directeurs.

C’est le septième Mama Shelter, après Bordeaux, Lyon, Marseille, Paris, Los Angeles et Rio de Janeiro.

« J’ai déjà visité Belgrade à plusieurs reprises dans le cadre de mes déplacements professionnels concernant le Club Méditerranée, et dernièrement à cause des réunions avec des investisseurs. On a tout de suite ressenti l’incroyable énergie de Belgrade et, suite à une première promenade, Jérémie et moi avons décidé qu’il fallait ouvrir un hôtel dans la ville où on passe des moments agréables. Mama Shelter est une histoire de l’amour, ce n’est pas un simple hôtel, c’est plus que ça. », explique Serge.

Le fils et le père me racontent qu’ils n’étaient pas à l’écoute du marché, sinon cela les ferait admettre que c’était trop tôt de venir à Belgrade. Ils croyaient à leur pressentiment et à leur désir d’être les premiers à venir en Serbie. Normalement, il faut trois à cinq ans pour ouvrir un hôtel, Mama Shelter de Serbie a été construit en un an et demi.

« On accueille des hôtes de tous les quatre coins du monde. Les touristes français ne sont pas très nombreux en Serbie, mais je crois que ça va changer » affirme Jérémie.

« J’ai l’impression que Belgrade reste inconnu et que, longtemps, l’image qu’on avait de la Serbie était plutôt compliquée. J’ai remarqué un lien entre la Serbie et Mama Shelter. Il y a dix ans, on ne croyait pas en Mama Shelter, aujourd’hui, on ne croit pas en Serbie. C’était un challenge pour nous. On a réussi à persuader nos clients que notre hôtel représente un bon concept, nous comptons leur montrer aussi que Belgrade est une ville qu’il faut absolument visiter » explique Serge Trigano pour les Histoires de l’âme.

Il s’agit d’une entreprise familiale, Serge croit que c’est le meilleur modèle pour un hôtelier. Il en cite d’autres exemples célèbres, tels que Mariott et Oberoi.

« On n’a pas d’horaires fixes, on est souvent en voyage, mais on se fait confiance. Mes fils s’occupent des innovations, de la technologie, des tendances en musique.»

Jérémie est né à Paris. Il a fait ses études aux États-Unis et a vécu dans de nombreuses villes, à Istanbul, entre autres. Actuellement, il habite à Paris. Il est dans l’hôtellerie depuis dix ans. Il a pris l’intérêt pour la restauration à l’âge de 31 ans.

Sa devise est simple – être heureux. Il croit qu’une équipe contente rend leurs hôtes contents.

La devise de son père est une citation de Winston Churchill.

« J’apprécie la phrase La chance n’existe pas; ce que vous appelez chance, c’est l’attention aux détails. Cela s’applique à notre hôtel. C’est à Jeremie de s’occuper de chaque détail, du café jusqu’aux verres, la musique ou les lumières dans notre restaurant. »

Le restaurant où nous avons discuté sera adapté aux goûts des Belgradois. On y trouvera des spécialités serbes. Jérémie m’a raconté qu’il avait déjà savouré des plats traditionnels : des ćevapi (des rouleaux de viande hachée), de la viande sous sač (préparée dans un récipient traditionnel en terre cuite ou métal) et vanilice (gâteaux sapoudrés de sucre).

« À Bordeaux, on propose des spécialités bordelaises, à Los Angeles, c’est pareil. Mama Shelter de Belgrade est un nouvel endroit où les Belgradois peuvent rencontrer leurs amis. » m’a dit Serge Trigano.

Découvrez le site de l’hôtel ICI.

Texte: Nenad Blagojević www.leshistoiresdelame.com (diffusion autorisée à condition de partager le lien vers le site www.leshistoiresdelame.com)

Photographies: Nenad Blagojević, Mama Shelter

Traduit du serbe par Jovana Milovanović

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