Les histoires de l'âme

Les vacances d’automne dans le SUD DE LA TUNISIE: Le désert, les oasis vertes et un déjeuner avec les Berbères

On exporte des frigos en Tunisie, on importe les dattes. Josip Broz Tito, l’ancien président de la Yougoslavie, et Habib Bourgiba, l’ancien président de la Tunisie, étaient de grands amis.

Les deux pays utilisent la monnaie nommée dinar et ont été sous l’Empire romain et l’Empire ottoman.

En goûtant des plats traditionnels tunisiens dans l’avion, je me suis rendu compte que Belgrade est plus proche de Tunis que de Paris ou Moscou. Un aller-retour en avion fait 270 euros environ, on peut le réserver sur le site de TunisAir.

Au début de mon séjour, j’ai été bien reçu à l’hôtel Regency. L’hôtel nous a beaucoup plu et les services ont été à la hauteur de nos attentes.

J’ai pris une infusion à la menthe et aux pignons avec des biscuits dans le quartier de Sidi Bou Said et je me suis ensuite balladé en ville en profitant du soleil et du vent.

On a déjeuné dans le restaurant célèbre Dar er Jeld, caché dans la médina de Tunis.

Il se distingue par sa porte jaune vif derrière laquelle, un garçon en costume traditionnel vous emmène à la salle centrale. Le restaurant se trouve dans un palais magnifique du 18e siècle où règne le luxe sofistiqué à la tunisienne.

Pour l’hors-d’œuvre, on a pris un plat aux œufs et au thon, pour le plat principal, on a choisi la dorade grillée et le sébaste, et pour le dessert, on a goûté des biscuits, des fruits et du thé sucré. On a également goûté un fruit tout à fait nouveau pour nous, les figues de Barbarie.

L’octobre et le novembre sont parfaits pour sortir en excursion dans le désert et ses oasis, parce qu’en été les températures montent jusqu’à 45 degrés. En Tunisie, en automne il fait entre 18 et 25 degrés.

En allant vers le sud, on a vu la Tunisie authentique, des autochtones qui vendent de la confisserie et des objets artisanaux, des cafés et des salons de thé où on vient se reposer, des herbes aromatiques et des gens souriants qui adorent passer leur temps à négocier les prix.

J’ai négocié un bon prix et j’ai acheté un kilo de ras-el-hanout pour mon prof de français ! C’est un mélange brun d’une dizaine d’épices. Son nom signifie en arabe « tête de l’épicerie », c’est-à-dire le mélange des meilleures épices.

Suite à des évènements horrifiants, il est obligatoire de passer le contrôle avant d’entrer dans tout hôtel. Ce rituel touristique est le résultat du niveau élevé de sécurité. On peut rencontrer des gardiens devant les chambres et des policiers dans les rues.

Après le Sousse Palace Hôtel, on s’est rendu à El Jem. Cette ville a été fondée sur les ruines d’une cité antique. Son amphithéatre figure parmi les plus grands amphithéâtres de l’Empire romain et peut accueillir jusqu’à 30000 visiteurs.

Le Festival international de musique symphonique, le seul festival de ce genre du monde arabe, y est organisé chaque année.

Office national du tourisme tunisien a organisé un voyage pour les journalistes serbes et slovènes

Devant l’amphithéâtre, il y avait des chameliers attendant des touristes.

On s’est reposé chez M. Naufel, l’aimable propriataire d’un salon de thé. « Sept millions d’habitants, Tito – Yougoslavie, Serbie, Boris Tadić, ancient président » nous a-t-il dit.

On a vu Patricia Finster, deuxième dauphine de Miss Slovénie, et Ula Furlan, journaliste et actrice slovène, poser en costume traditionnel tunisien.

N’étant pas habitué à la harissa, nous avons dû prendre de l’eau froide. La harissa est une purée des piments et de l’aïl qu’on sert avec presque tous les plats.

Ce n’est pas cher et ça peut être un très bon cadeau pour quelqu’un (c’est moins cher qu’un magnet).

À Tozeur, des véhicules tout-terrain nous ont accueillis.

On est parti pour l’oasis Chebika.

On a avancé à côté des sources d’eau, on a réussi à passer entre des roches, on est monté vers le sommet pour prendre des photos de la vue magnifique.

Bilal, notre jeune guide, nous a expliqué que Chebika était un endroit particulier parce qu’il englobe le désert, les montagnes et une oasis.

À Tamerza, on s’est arrêté près d’une cascade, qui est devient plus forte en printemps.

Nous avons également visité une zone saharienne où Star Wars a été tourné. On y a observé des Russes qui montaient des véhicules tout-terrain afin de faire un selfie.

Le chauffeur qui conduisait dans le sable nous tenait éveillés en zigzaguant et en montant et descandant comme si on était au caroussel!

Ceux qui le souhaitaient pouvaient  prendre une photo avec un fennec ou un hibou. Des marchands criaient « Viagra à seulement 10 dinars », alors qu’il vendaient des dattes.

Le chauffeur a évoqué la crise de 2015, il nous a dit qu’il avait fait d’autres boulots pour pouvoir soutenir ses cinq fils et sa femme. Il nous a expliqué que tout allait mieux parce que la Tunisie était en train de faire un retour sur la carte touristique à l’échelle mondiale.

Il nous a montré un mirage. Nous pensions voir de l’eau alors qu’il s’agissait du sel résiduel.

On a vu des chamaux qui traversaient la route lentement. On a appris que le rapport des chameaux et des dromadaires est de 130 :1.

Devant nos yeux, il y avait une montagne qui ressemblait à une femme allongée.

« Derrière, c’est nos frères d’Algérie », a-t-il ajouté. On écoutait des hits internationaux et de la musique tunisienne et avec les Slovènes, on essayait de deviner quelles chansons nos chanteurs avaient repris pour les Balkans.

La Tunisie est dans le top 10 des pays exporteurs de l’huile d’olive avec 1500000 d’arbres !

C’était un vrai plaisir de pouvoir acheter des produits fait-maison, surtout des goblets en feuilles de palmier. En été, on met des verres dedans pour refroidir des boissons.

Sofian, notre guide, nous a expliqué que les briques jaunes protègent de chaleur en été et de froid en hiver.

On a doublé un camion avec des femmes souriantes qui allaient travailler dans les champs. Elles nous saluaient alors que les chauffeurs qui regardaient les filles de Slovénie et de Serbie.

Le lendemain, on a visité une famille berbère autochtone de Matmata. Dans leur petite maison souterraine, il fait frais en été et chaud en hiver.

La grand-mère, la fille et la petite-fille nous ont offert un plat aux œufs avec des pâtes et du poulet qu’on mange avec les doigts.

On met du pain dans une sauce salée, puis sauce sucrée à base du miel.

On a pris du thé et laissé un pourboir pour la famille qui gagne sa vie en accueillant des touristes.

Il nous a fallu quelques heures pour venir à Djerba, mais on était prêts pour le long voyage à l’île connue pour ses couleurs vives, le street-art, des plages magnifiques et des ateliers artistiques.

Texte et photographies: Nenad Blagojević www.leshistoiresdelame.com (diffusion autorisée à condition de partager le lien vers le site www.leshistoiresdelame.com )

Traduit du serbe par Jovana Milovanović

Cet article est écrit en collaboration avec L’Office national du tourisme tunisien. Visitez leur site Web ICI. 

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