Les histoires de l'âme

Voilà les Français qui sont à la tête de LA FRANCOPHONIE en Serbie: De Niš à Novi Sad, la langue française ouvre toutes les portes

Je travaille avec l’Institut français de Belgrade depuis quelques années, et maintenant, je souhaite vous présenter une partie de l’équipe qui s’occupe du programme de l’Institut à Belgrade, Novi Sad et Niš.

Directeur de l’Institut français en Serbie et conseiller de coopération et d’action culturelle à l’Ambassade de France, Jean-Baptiste Cuzin, m’a expliqué que la langue française, en tant qu’une langue internationale, crée des liens entre les créateurs et les innovateurs, entre ceux qui font du business ou ceux qui discutent entre eux, que ce soit en Europe, en Afrique subsaharienne, en Asie, en Amérique Latine, en Océanie ou au Canada.

Il est venu en Serbie en septembre 2015 et depuis son arrivée, il a pu voir une augmentation d’intérêt pour la francophonie de la part des partenaires de l’Institut français: des écoles, des universités, des organismes culturels et des institutions.

« Ceux qui travaillent sur la promotion de la langue française en Serbie, les enseignants qui sont dédiés à leur travail et qui le font avec succès, sont de plus en plus sûrs que le français a un avenir en Serbie, conscients que cette langue change la perspective des jeunes, professionnelle ainsi que personnelle. C’est ces horizons francophones qui ouvrent une fenêtre vers le monde » précise M. Cuzin en évoquant son déménagement.

« Je suis venu ici pour la première fois en 1997 quand j’étais étudiant en charge d’un projet de l’Association des États Généraux des Étudiants de l’Europe (AEGEE). On est venu de Timisoara en train, à l’aube, je me rappelle qu’on a offert des bouteilles de whisky aux douaniers mécontents à la frontière. Des étudiants belgradois nous ont accueillis chaleureusement. Dès ce moment, je garde la Serbie dans mon cœur » précise Cuzin en se rappelant de l’accueil que ses collègues ont fait pour son épouse, ses deux fils et son chat.

Aurélie Pollet, coordinatrice de la filiale de l’Institut français à Novi Sad, elle aussi a beaucoup de beaux souvenirs de l’époque où elle était étudiante en Serbie.

« Quand je pense à la Serbie, je pense aux gens sincères et pleins d’émotions, des gens au caractère très fort. Je pense aussi aux plats onctueux et savoureux et à l’atmosphère exceptionnelle quand on se met à table. De la Voïvodine au parc naturel de Tara, chaque région de Serbie a son propre charme.

Elle a déménagé à Novi Sad avec son partenaire pendant les fêtes de Noël, quand il commençait à neiger. Maintenant, ils traversent en voiture les villes et villages serbes ensemble et en passant, ils visitent souvent la Croatie, la Hongrie et la Roumanie.

« À Novi Sad, la vie est calme et agréable. Ses habitants savent savourer la vie, partout il y a des jardins et des parcs où l’on peut ralentir notre vie rapide. Tout le monde se connaît, rien n’est loin, surtout à vélo – mon moyen de transport préféré que je prends pour venir au travail. Belgrade est trop grand alors que Novi Sad me convient parfaitement.  »

Marion Viau, Jean-Baptiste Cuzin, Aurélie Pollet et moi, Nenad Blagojević

330 kilomètres au sud, son homologue Marion Viau rapproche la France et la Serbie dans sa vie professionnelle, mais aussi dans sa vie privée. Elle est venu à Nis récemment, mais elle connaît la Serbie très bien, étant mariée à un Serbe. À Prokuplje, Vranje, Aleksinac, Krusevac, Pirot, Kuršumlija et Svrljig, elle a pu voir de ses propres yeux que le sud de la Serbie a des liens étroits avec la langue française.

À la fin de notre interview, on n’a pas pu ne pas parler de la cuisine serbe.

« J’aime prendre des salades aux tomates, de l’agneau, de la sarma et des poivrons confits. J’ai trouvé des produits de bonne qualité en Serbie, comme en Roumanie où j’avais vécu et que j’aime beaucoup. Je prends souvent un verre de rakija avec mon déjeuner, et je suis en train de découvrir des vignobles excellents » m’a dit Cuzin.

Marion apprécie surtout le bourek, la pljeskavica et la sarma que sa belle-mère prépare, ainsi que les repas en famille avec le goulasch et les grillades.

« J’aime prendre du bourek pour le petit déjeuner, la sarma pour le déjeuner, ou des grandes portions de viande avec de la salade servies au milieu de la table pour plusieurs personnes. J’aime tartiner l’aïvar. Chaque ville serbe a ses variations des plats cités, par conséquent, le goût varie aussi. Il faut tout goûter pour remarquer ces nuances. Mon copain adore la salade urnebes, il l’a même préparée en France, mais c’est jamais si bon comme en Serbie » raconte Aurélie et ajoute que, étant née à Chambéry, dans une région montagnarde dans les Alpes, le fromage et les montagnes de sa patrie lui manquent.

Texte et photographies: Nenad Blagojević www.leshistoiresdelame.com (diffusion autorisée à condition de partager le lien vers le site www.leshistoiresdelame.com )

Traduit du serbe par Jovana Milovanović

les articles similaires

Est-ce que vous aimez cet article?

Votre e-mail ne sera pas publiée